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La défenseuse des droits humains Dr Sarah Bireete enlevée, et victime de perquisitions répétées et de surveillance en ligne

Statut: 
Enlevée
About the situation

Le 28 juin 2026, la Dr Sarah Bireete a été enlevée pendant environ trois heures, puis relâchée sans aucune explication. Avant cet enlèvement, deux raids militaires distincts ont été menés à son domicile, d'abord le 28 décembre 2025, puis à nouveau le 25 juin 2026. Front Line Defenders estime que ces actes sont directement liés à son action légitime et pacifique en faveur des droits humains, et est vivement préoccupée par le fait que cette défenseuse soit régulièrement prise pour cible.

About the HRD

Dr. Sarah Bireeteest avocate, défenseuse des droits humains et directrice générale du Center for Constitutional Governance (CCG), une ONG ougandaise qui joue un rôle de veille constitutionnelle sur les questions relatives au constitutionnalisme, à l'espace civique, à la démocratie électorale, au droit à la terre, aux contentieux d'intérêt public et à la transformation des conflits. Elle préside la coalition nationale pour l'espace civique en Ouganda et fait office de point de contact pour l'Ouganda au sein de Vuka Allies, un réseau international de défenseur·ses des droits humains. C'est une commentatrice reconnue dans les domaines de la gouvernance et des droits humains ; elle intervient régulièrement dans les médias nationaux et numériques, notamment dans les émissions « Behind the Headlines » de l'UBC et « Civic Space TV ».

2 Juillet 2026
La défenseuse des droits humains Dr Sarah Bireete enlevée, et victime de perquisitions répétées et de surveillance en ligne

Le 28 juin 2026, la Dr Sarah Bireete a été enlevée pendant environ trois heures, puis relâchée sans aucune explication. Avant cet enlèvement, deux raids militaires distincts ont été menés à son domicile, d'abord le 28 décembre 2025, puis à nouveau le 25 juin 2026. Front Line Defenders estime que ces actes sont directement liés à son action légitime et pacifique en faveur des droits humains, et est vivement préoccupée par le fait que cette défenseuse soit régulièrement prise pour cible.

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Dr. Sarah Bireete est avocate, défenseuse des droits humains et directrice générale du Center for Constitutional Governance (CCG), une ONG ougandaise qui joue un rôle de veille constitutionnelle sur les questions relatives au constitutionnalisme, à l'espace civique, à la démocratie électorale, au droit à la terre, aux contentieux d'intérêt public et à la transformation des conflits. Elle préside la coalition nationale pour l'espace civique en Ouganda et fait office de point de contact pour l'Ouganda au sein de Vuka Allies, un réseau international de défenseur·ses des droits humains. C'est une commentatrice reconnue dans les domaines de la gouvernance et des droits humains ; elle intervient régulièrement dans les médias nationaux et numériques, notamment dans les émissions « Behind the Headlines » de l'UBC et « Civic Space TV ».

Le 28 juin 2026, la Dr Sarah Bireete a été enlevée pendant environ trois heures par des individus qui l'ont transportée à bord d'un véhicule militaire communément appelé « drone ». Elle a ensuite été relâchée sans aucune explication. Avant cet incident, deux raids militaires distincts ont été menés à son domicile, d'abord le 28 décembre 2025, puis à nouveau le 25 juin 2026 seulement trois jours avant son enlèvement. Depuis janvier 2026, la Dr Sarah Bireete fait l'objet d'une surveillance étroite ; de plus, son passeport est actuellement retenu par un tribunal de Kampala, et une audience serait prévue le 9 juillet 2026.

Ces incidents ne sont pas isolés : l'enlèvement Sarah Bireete le 28 juin 2026, fait partie d’une vague plus large de répression visant les défenseur⸱ses des droits humains, les avocats et les militants de la société civile en Ouganda ces derniers jours, que Front Line Defenders suit de près. Au cours de cette même semaine, des organisations de la société civile ougandaises ont adressé une lettre à l'inspecteur général de la police, dans laquelle elles décrivaient comment certains de leurs collègues défenseur⸱ses des droits humains ont été emmenés de force puis relâchés, tandis que d'autres ont fait l'objet d'enquêtes et d’acharnement judiciaire, et exigeaient que les coupables soient tenus pour responsables. Par ailleurs, ces organisations déclaraient publiquement que l'ère constitutionnelle en Ouganda avait pris fin et appelaient toutes les forces pro-démocratiques à organiser une riposte collective.

Front Line Defenders condamne fermement l'enlèvement, les perquisitions répétées de son domicile et la surveillance dont fait l'objet la Dr Sarah Bireete, car elle pense que ces actes constituent une campagne délibérée et soutenue de harcèlement et d'intimidation directement liée à son action en faveur de la gouvernance constitutionnelle, de l'espace civique et des droits humains en Ouganda.

Front Line Defenders est profondément préoccupée par la sécurité physique, l'intégrité psychologique et la liberté de mouvement de Sarah Bireete, et demande instamment que des mesures soient prises sans délai pour assurer sa protection.

Front Line Defenders exhorte les autorités ougandaises à :

  1. Mettre fin immédiatement et sans condition à toutes les formes de surveillance, de harcèlement et d'intimidation à l'encontre de Sarah Bireete et de tous les autres défenseur⸱ses des droits humains en Ouganda ;
  2. Restituer le passeport de Sarah Bireete et garantir sa liberté de circulation sans restriction ni condition ;
  3. Mener une enquête immédiate, approfondie et impartiale sur les circonstances de son enlèvement survenu le 28 juin 2026, ainsi que sur les perquisitions militaires menées à son domicile les 28 décembre 2025 et 25 juin 2026, afin d’identifier et de traduire en justice tous les responsables ;
  4. Prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l'intégrité physique et psychologique de Sarah Bireete, et veiller à ce qu'elle puisse mener ses activités légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles et sans aucune restriction ;
  5. Respecter pleinement les obligations qui incombent à l'Ouganda en vertu du droit international relatif aux droits humains, notamment la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'homme, qui reconnaît le droit de toute personne à promouvoir et à protéger les droits.