La cour d’appel confirme la peine d’un an de prison prononcée contre Ahmed Douma
Le 16 juillet 2026, la cinquième chambre d'appel chargée des délits mineurs, au Caire, a confirmé la peine d'un an d'emprisonnement prononcée à l'encontre de l'écrivain, poète et défenseur des droits humains Ahmed Douma, rejetant ainsi son recours contre le jugement rendu le 3 juin 2026.
Le 9 avril 2026, la chambre consultative chargée des délits mineurs de Badr et El Shorouk a ordonné la prolongation de la détention de l'écrivain, poète et défenseur des droits humains Ahmed Douma de 15 jours, le temps de l'enquête le concernant pour « diffusion de fausses informations ».
Le 6 avril 2026, le Parquet suprême de la sécurité de l'État (SSSP) a ordonné la mise en détention provisoire du défenseur des droits humains Ahmed Douma pour une durée de quatre jours le temps de l'enquête. Ahmed Douma venait de se présenter à une convocation pour être interrogé dans le cadre d'une affaire portant sur des accusations de « diffusion, tant au niveau national qu'à l'étranger, de fausses informations et de déclarations jugées susceptibles de troubler l'ordre public et d’entraîner l’instabilité ».
Ahmed Doumaest un éminent défenseur des droits humains, poète et écrivain égyptien qui est devenu un symbole de la résistance pendant le soulèvement de 2011. Il a commencé à militer en 2009, lorsqu’il a été arrêté, torturé et condamné à un an de prison par un tribunal militaire pour avoir rejoint une mission pacifique de solidarité avec Gaza. Il a été détenu arbitrairement en 2013 en vertu de la loi répressive égyptienne sur les manifestations, a été torturé, s'est vu refuser des soins médicaux et a été placé à l'isolement pendant quatre ans. En 2015, il a été condamné à 15 ans de prison après un procès inéquitable, un verdict confirmé en 2020 malgré un tollé international. Bien qu'il ait bénéficié d'une grâce présidentielle en août 2023, il reste soumis à une interdiction de voyager et fait l'objet d'un acharnement judiciaire et d'une surveillance continue visant à réduire au silence ses activités militantes.
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- 21 Juillet 2026 : La cour d’appel confirme la peine d’un an de prison prononcée contre Ahmed Douma
- 15 Juillet 2026 : Audience d'appel prévue pour l'écrivain et défenseur des droits humains emprisonné Ahmed Douma
- 20 Avril 2026 : La détention du poète et défenseur des droits humains Ahmed Douma prolongée de 15 jours
- 8 Avril 2026 : Le défenseur des droits humains et poète Ahmed Douma a été placé en détention provisoire pendant quatre jours dans le cadre d'une enquête
Le 16 juillet 2026, la cinquième chambre d'appel chargée des délits mineurs, au Caire, a confirmé la peine d'un an d'emprisonnement prononcée à l'encontre de l'écrivain, poète et défenseur des droits humains Ahmed Douma, rejetant ainsi son recours contre le jugement rendu le 3 juin 2026.
Ahmed Douma est un éminent défenseur des droits humains, poète et écrivain égyptien connu pour son militantisme depuis le soulèvement de 2011. Cependant, son engagement en faveur des droits humains remonte à avant 2011. Il est régulièrement pris pour cible par les autorités, notamment par le biais de détentions arbitraires, d'actes de torture, du refus de soins médicaux, d'une mise à l'isolement prolongée et d'une incarcération à l'issue d'une procédure largement critiquée pour son caractère inéquitable. Il a été libéré suite à une grâce présidentielle en août 2023, après avoir passé plus de dix ans en prison pour avoir exercé pacifiquement ses droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique. Depuis sa libération, il reste soumis à une interdiction de voyager et subit un acharnement judiciaire constant, notamment des convocations répétées pour être interrogé en représailles à ses écrits et son action pacifique en faveur des droits humains.
Le 3 juin 2026, Ahmed Douma a été condamné à un an de prison et de travaux forcés après avoir été reconnu coupable d'avoir diffusé « de fausses informations et des rumeurs, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, susceptibles de troubler l'ordre public ». Ces allégations sont liées à un article d'opinion publié dans Al-Araby Al-Jadeed, dans lequel le défenseur critiquait le recours à l'emprisonnement politique, ainsi qu'à une série de publications sur Facebook dans lesquelles il dénonçait les conditions de détention, notamment l'utilisation de projecteurs dans les prisons 24 heures sur 24.
Le 6 avril 2026, Ahmed Douma a comparu devant le Parquet suprême pour la Sécurité d'État suite à une convocation en vue d'un interrogatoire au sujet de ses écrits. Le parquet a ordonné sa mise en détention provisoire le temps de l'enquête, et le défenseur est incarcéré depuis cette date.
Front Line Defenders exprime sa profonde inquiétude face à la confirmation de la peine de prison d'Ahmed Douma et face à l’acharnement judiciaire dont il continue d'être victime. L'organisation estime que les poursuites, la condamnation et le maintien en détention d'Ahmed Douma constituent uniquement des mesures de représailles pour avoir exercé de manière légitime et pacifique son droit à la liberté d'expression et pour son travail en faveur des droits humains.
Front Line Defenders exhorte les autorités égyptiennes à libérer immédiatement et sans condition Ahmed Douma, à annuler sa condamnation, à abandonner toutes les poursuites et à mettre fin à toute forme d’acharnement judiciaire contre lui.
Le 16 juillet 2026, la cinquième chambre d'appel pour les délits mineurs devrait rendre son jugement concernant l'appel interjeté par le défenseur des droits humains, écrivain et poète Ahmed Douma. Cet appel conteste la peine d'un an d'emprisonnement prononcée contre lui le 3 juin 2026.
Ahmed Douma est un éminent défenseur des droits humains, poète et écrivain égyptien connu pour son militantisme depuis le soulèvement de 2011. Cependant, son engagement en faveur des droits humains remonte à avant 2011. Il est régulièrement pris pour cible par les autorités, notamment par le biais de détentions arbitraires, d'actes de torture, du refus de soins médicaux, d'une mise à l'isolement prolongée et d'une incarcération à l'issue d'une procédure largement critiquée pour son caractère inéquitable. Il a été libéré suite à une grâce présidentielle en août 2023, après avoir passé plus de dix ans en prison pour avoir exercé pacifiquement ses droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique. Depuis sa libération, il reste soumis à une interdiction de voyager et subit un acharnement judiciaire constant, notamment des convocations répétées pour être interrogé au sujet de ses écrits et de son action pacifique en faveur des droits humains.
Ahmed Douma a été condamné à un an de prison après avoir été reconnu coupable d'avoir diffusé « de fausses informations et des rumeurs, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, susceptibles de troubler l'ordre public ». Les charges portent sur un article d'opinion publié dans Al-Araby Al-Jadeed, intitulé « D'une prison au sein de l'État à un État au sein de la prison », dans lequel le défenseur critiquait le recours à l'emprisonnement politique. Par ailleurs, ces accusations sont liées à une publication sur les réseaux sociaux dans laquelle il dénonce les conditions de détention dans les prisons égyptiennes. Au cours de la procédure, le tribunal aurait rejeté plusieurs requêtes présentées par la défense, notamment celles visant à entendre des témoins de la défense et à inspecter les conditions de détention.
Le 6 avril 2026, Ahmed Douma a comparu devant le Parquet suprême pour la Sécurité d'État après avoir répondu à une convocation en vue d'un interrogatoire concernant ses écrits. Le parquet a ordonné sa mise en détention provisoire le temps de l'enquête, et le défenseur est incarcéré depuis cette date. Le 17 avril 2026, la Chambre consultative chargée des délits mineurs de Badr et El Shorouk a prolongé sa détention de 15 jours, le temps d’un complément d'enquête.
Front Line Defenders fait part de ses vives préoccupations concernant le maintien en détention et l’acharnement judiciaire contre Ahmed Douma. L'organisation estime que les poursuites pénales engagées contre le défenseur des droits humains sont uniquement liées à l'exercice légitime et pacifique de son droit à la liberté d'expression et à son travail en faveur des droits humains.
Front Line Defenders exhorte les autorités égyptiennes à libérer immédiatement et sans condition Ahmed Douma, à abandonner toutes les poursuites à son encontre, à mettre fin à toute forme d’acharnement judiciaire et à veiller à ce qu’il puisse mener à bien son action légitime en faveur des droits humains sans craindre de représailles.
Le 9 avril 2026, la chambre consultative chargée des délits mineurs de Badr et El Shorouk a ordonné la prolongation de la détention de l'écrivain, poète et défenseur des droits humains Ahmed Douma de 15 jours, le temps de l'enquête le concernant pour « diffusion de fausses informations ».
Le 6 avril 2026, Ahmed Douma s'est présenté à un interrogatoire suite à une convocation du Parquet suprême de la sécurité de l'État (SSSP). Le SSSP a ordonné sa mise en détention pour quatre jours, le temps de l'enquête. Le défenseur des droits humains a été convoqué après avoir publié un message sur sa page de réseau social et un article d'opinion sur le site web Al-Araby Al-Jadeed intitulé « Une prison au sein de l'État et un État au sein de la prison ».
Lors d'une audience organisée le 9 avril 2026, la Chambre consultative chargée des délits mineurs a prolongé de 15 jours la détention du défenseur. Lors de l'audience, qui s'est déroulée par vidéoconférence, Ahmed Douma est apparu assis à côté d'un policier. La défense a demandé des précisions sur les motifs invoqués par l'accusation pour justifier le maintien en détention, qui reposaient sur des risques présumés de fuite, d'altération des preuves et d'atteinte à l'ordre public. La défense a contesté ces allégations, soulignant que l'affaire concernait une publication, et que la détention n'est généralement pas justifiée pour ce genre d’accusation. En vertu de la Constitution, les mesures de détention liées à des publications sont limitées à certaines infractions spécifiques, telles que l'incitation à la violence, la discrimination et la diffamation, qui ne s'appliquent pas à cette affaire.
La défense a fait valoir qu'Ahmed Douma avait un domicile fixe, qu'il s'était déjà présenté à la justice lorsqu'il y avait été convoqué et qu'il avait reconnu avoir publié l'article d'opinion en question. Elle a également critiqué le fait de ne pas avoir accès aux plaintes déposées contre lui et a souligné que, dans d'autres affaires plus graves, les accusés avaient été remis en liberté. La défense a conclu en soulignant le décalage entre les déclarations officielles affirmant que la détention provisoire devait rester exceptionnelle et son application dans la pratique. Ahmed Douma a réaffirmé qu'il n'avait pas publié de fausses informations, mais a souligné les violations dont il avait été victime par le passé et le fait qu'on lui avait refusé les médicaments dont il avait besoin pendant sa détention.
Front Line Defenders exprime sa profonde inquiétude face à la détention prolongée d'Ahmed Douma et à l’acharnement judiciaire dont il fait l'objet depuis longtemps. L'organisation estime que les actions ciblées et le harcèlement dont fait l'objet Ahmed Douma de la part des autorités égyptiennes constituent une riposte directe contre son action légitime et pacifique en faveur des droits humains.
Front Line Defenders exhorte les autorités égyptiennes à libérer immédiatement Ahmed Douma, à abandonner toutes les charges retenues contre lui et à mettre fin à toute forme d’acharnement judiciaire.
Le 6 avril 2026, le Parquet suprême de la sécurité de l'État (SSSP) a ordonné la mise en détention provisoire du défenseur des droits humains Ahmed Douma pour une durée de quatre jours le temps de l'enquête. Ahmed Douma venait de se présenter à une convocation pour être interrogé dans le cadre d'une affaire portant sur des accusations de « diffusion, tant au niveau national qu'à l'étranger, de fausses informations et de déclarations jugées susceptibles de troubler l'ordre public et d’entraîner l’instabilité ».
Ahmed Douma est un éminent défenseur des droits humains, poète et écrivain égyptien qui est devenu un symbole de la résistance pendant le soulèvement de 2011. Il a commencé à militer en 2009, lorsqu’il a été arrêté, torturé et condamné à un an de prison par un tribunal militaire pour avoir rejoint une mission pacifique de solidarité avec Gaza. Il a été détenu arbitrairement en 2013 en vertu de la loi répressive égyptienne sur les manifestations, a été torturé, s'est vu refuser des soins médicaux et a été placé à l'isolement pendant quatre ans. En 2015, il a été condamné à 15 ans de prison après un procès inéquitable, un verdict confirmé en 2020 malgré un tollé international. Bien qu'il ait bénéficié d'une grâce présidentielle en août 2023, il reste soumis à une interdiction de voyager et fait l'objet d'un acharnement judiciaire et d'une surveillance continue visant à réduire au silence ses activités militantes.
Le 2 avril 2026, Ahmed Douma a reçu une convocation du SSSP l'invitant à se présenter à un interrogatoire le 6 avril 2026 dans le cadre de l'affaire n° 2449 de 2026, enregistrée auprès du SSSP. La convocation a été envoyée au domicile familial à Damanhur, et Ahmed Douma s'est présenté au bureau du SSSP le jour fixé, accompagné de ses avocats. Le défenseur des droits humains a été convoqué après avoir publié un message sur sa page de réseau social et un article d'opinion sur le site web Al-Araby Al-Jadeed intitulé « Une prison au sein de l'État et un État au sein de la prison ». Dans la soirée du 6 avril 2026, après l’interrogatoire, Ahmed Douma a été placé en détention sur ordre du SSSP.
Depuis qu'Ahmed Douma a été gracié en août 2023, le SSSP a ouvert six enquêtes à son encontre et l'a convoqué à six reprises pour l'interroger, y compris lors de la convocation du 6 avril 2026. Les affaires contre lui sont avant tout liées à ses publications sur les réseaux sociaux. Cependant, ses écrits et ses opinions publiés sont des contributions importantes pour la défense des droits humains et relèvent clairement de son droit à la liberté d'expression. Il partage notamment ses expériences en détention dans le but d’attirer l’attention des autorités sur ces violations, de déclencher des enquêtes et de prendre des mesures pour mettre fin à la torture et aux mauvais traitements dans les prisons. Ses publications sont des rapports sur des violations des droits humains et ne devraient pas servir de motif pour intenter des poursuites judiciaires. Le dernier incident remonte à janvier 2026, lorsqu'il a été détenu pendant plus de 12 heures et a subi des mauvais traitements ; il a notamment eu les yeux bandés, il a été immobilisé et agressé et s’est vu refuser l'accès aux produits de première nécessité. Ses effets personnels et ses appareils électroniques ont été saisis sans mandat.
Il y a plusieurs mois, le SSSP a annoncé l’ouverture d’une septième affaire contre Ahmed Douma. Il n'a toutefois pas encore été convoqué pour être interrogé dans le cadre de cette affaire. Il est accusé d'avoir diffusé de fausses informations, des déclarations mensongères et des rumeurs tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ainsi que d'avoir fait un usage abusif des réseaux sociaux.
Lors de ses précédentes détentions, Ahmed Douma a été libéré sous caution. Entre novembre 2024 et janvier 2026, le montant total des cautions qu'il a versées s'élève à environ 3 700 € (230 000 livres égyptiennes) ; il attend désormais l'issue de sa détention actuelle.
Outre l’acharnement judiciaire et la détention, Ahmed Douma fait l'objet d'une interdiction de voyager et ne peut obtenir de documents officiels, ce qui l'empêche de trouver un emploi stable.
Front Line Defenders exprime sa profonde inquiétude face à l'arrestation et à la détention d'Ahmed Douma, ainsi qu'à l’acharnement judiciaire dont il fait l'objet depuis longtemps. L'organisation estime que les actions ciblées et le harcèlement dont fait l'objet Ahmed Douma de la part des autorités égyptiennes constituent une riposte directe contre son action légitime et pacifique en faveur des droits humains.
Front Line Defenders exhorte les autorités égyptiennes à :
- Libérer immédiatement Ahmed Douma ;
- Abandonner toutes les accusations contre Ahmed Douma et mettre fin à toute forme d’acharnement judiciaire ;
- Lever l'interdiction de voyager dont Ahmed Douma fait l’objet ;
- Garantir que tous les défenseur⸱ses des droits humains en Égypte puissent mener à bien leurs activités sans crainte de représailles et sans aucune restriction.
