La détention du poète et défenseur des droits humains Ahmed Douma prolongée de 15 jours
Le 9 avril 2026, la chambre consultative chargée des délits mineurs de Badr et El Shorouk a ordonné la prolongation de la détention de l'écrivain, poète et défenseur des droits humains Ahmed Douma de 15 jours, le temps de l'enquête le concernant pour « diffusion de fausses informations ».
Le 6 avril 2026, le Parquet suprême de la sécurité de l'État (SSSP) a ordonné la mise en détention provisoire du défenseur des droits humains Ahmed Douma pour une durée de quatre jours le temps de l'enquête. Ahmed Douma venait de se présenter à une convocation pour être interrogé dans le cadre d'une affaire portant sur des accusations de « diffusion, tant au niveau national qu'à l'étranger, de fausses informations et de déclarations jugées susceptibles de troubler l'ordre public et d’entraîner l’instabilité ».
Ahmed Doumaest un éminent défenseur des droits humains, poète et écrivain égyptien qui est devenu un symbole de la résistance pendant le soulèvement de 2011. Il a commencé à militer en 2009, lorsqu’il a été arrêté, torturé et condamné à un an de prison par un tribunal militaire pour avoir rejoint une mission pacifique de solidarité avec Gaza. Il a été détenu arbitrairement en 2013 en vertu de la loi répressive égyptienne sur les manifestations, a été torturé, s'est vu refuser des soins médicaux et a été placé à l'isolement pendant quatre ans. En 2015, il a été condamné à 15 ans de prison après un procès inéquitable, un verdict confirmé en 2020 malgré un tollé international. Bien qu'il ait bénéficié d'une grâce présidentielle en août 2023, il reste soumis à une interdiction de voyager et fait l'objet d'un acharnement judiciaire et d'une surveillance continue visant à réduire au silence ses activités militantes.
Le 9 avril 2026, la chambre consultative chargée des délits mineurs de Badr et El Shorouk a ordonné la prolongation de la détention de l'écrivain, poète et défenseur des droits humains Ahmed Douma de 15 jours, le temps de l'enquête le concernant pour « diffusion de fausses informations ».
Le 6 avril 2026, Ahmed Douma s'est présenté à un interrogatoire suite à une convocation du Parquet suprême de la sécurité de l'État (SSSP). Le SSSP a ordonné sa mise en détention pour quatre jours, le temps de l'enquête. Le défenseur des droits humains a été convoqué après avoir publié un message sur sa page de réseau social et un article d'opinion sur le site web Al-Araby Al-Jadeed intitulé « Une prison au sein de l'État et un État au sein de la prison ».
Lors d'une audience organisée le 9 avril 2026, la Chambre consultative chargée des délits mineurs a prolongé de 15 jours la détention du défenseur. Lors de l'audience, qui s'est déroulée par vidéoconférence, Ahmed Douma est apparu assis à côté d'un policier. La défense a demandé des précisions sur les motifs invoqués par l'accusation pour justifier le maintien en détention, qui reposaient sur des risques présumés de fuite, d'altération des preuves et d'atteinte à l'ordre public. La défense a contesté ces allégations, soulignant que l'affaire concernait une publication, et que la détention n'est généralement pas justifiée pour ce genre d’accusation. En vertu de la Constitution, les mesures de détention liées à des publications sont limitées à certaines infractions spécifiques, telles que l'incitation à la violence, la discrimination et la diffamation, qui ne s'appliquent pas à cette affaire.
La défense a fait valoir qu'Ahmed Douma avait un domicile fixe, qu'il s'était déjà présenté à la justice lorsqu'il y avait été convoqué et qu'il avait reconnu avoir publié l'article d'opinion en question. Elle a également critiqué le fait de ne pas avoir accès aux plaintes déposées contre lui et a souligné que, dans d'autres affaires plus graves, les accusés avaient été remis en liberté. La défense a conclu en soulignant le décalage entre les déclarations officielles affirmant que la détention provisoire devait rester exceptionnelle et son application dans la pratique. Ahmed Douma a réaffirmé qu'il n'avait pas publié de fausses informations, mais a souligné les violations dont il avait été victime par le passé et le fait qu'on lui avait refusé les médicaments dont il avait besoin pendant sa détention.
Front Line Defenders exprime sa profonde inquiétude face à la détention prolongée d'Ahmed Douma et à l’acharnement judiciaire dont il fait l'objet depuis longtemps. L'organisation estime que les actions ciblées et le harcèlement dont fait l'objet Ahmed Douma de la part des autorités égyptiennes constituent une riposte directe contre son action légitime et pacifique en faveur des droits humains.
Front Line Defenders exhorte les autorités égyptiennes à libérer immédiatement Ahmed Douma, à abandonner toutes les charges retenues contre lui et à mettre fin à toute forme d’acharnement judiciaire.
Le 6 avril 2026, le Parquet suprême de la sécurité de l'État (SSSP) a ordonné la mise en détention provisoire du défenseur des droits humains Ahmed Douma pour une durée de quatre jours le temps de l'enquête. Ahmed Douma venait de se présenter à une convocation pour être interrogé dans le cadre d'une affaire portant sur des accusations de « diffusion, tant au niveau national qu'à l'étranger, de fausses informations et de déclarations jugées susceptibles de troubler l'ordre public et d’entraîner l’instabilité ».
Ahmed Douma est un éminent défenseur des droits humains, poète et écrivain égyptien qui est devenu un symbole de la résistance pendant le soulèvement de 2011. Il a commencé à militer en 2009, lorsqu’il a été arrêté, torturé et condamné à un an de prison par un tribunal militaire pour avoir rejoint une mission pacifique de solidarité avec Gaza. Il a été détenu arbitrairement en 2013 en vertu de la loi répressive égyptienne sur les manifestations, a été torturé, s'est vu refuser des soins médicaux et a été placé à l'isolement pendant quatre ans. En 2015, il a été condamné à 15 ans de prison après un procès inéquitable, un verdict confirmé en 2020 malgré un tollé international. Bien qu'il ait bénéficié d'une grâce présidentielle en août 2023, il reste soumis à une interdiction de voyager et fait l'objet d'un acharnement judiciaire et d'une surveillance continue visant à réduire au silence ses activités militantes.
Le 2 avril 2026, Ahmed Douma a reçu une convocation du SSSP l'invitant à se présenter à un interrogatoire le 6 avril 2026 dans le cadre de l'affaire n° 2449 de 2026, enregistrée auprès du SSSP. La convocation a été envoyée au domicile familial à Damanhur, et Ahmed Douma s'est présenté au bureau du SSSP le jour fixé, accompagné de ses avocats. Le défenseur des droits humains a été convoqué après avoir publié un message sur sa page de réseau social et un article d'opinion sur le site web Al-Araby Al-Jadeed intitulé « Une prison au sein de l'État et un État au sein de la prison ». Dans la soirée du 6 avril 2026, après l’interrogatoire, Ahmed Douma a été placé en détention sur ordre du SSSP.
Depuis qu'Ahmed Douma a été gracié en août 2023, le SSSP a ouvert six enquêtes à son encontre et l'a convoqué à six reprises pour l'interroger, y compris lors de la convocation du 6 avril 2026. Les affaires contre lui sont avant tout liées à ses publications sur les réseaux sociaux. Cependant, ses écrits et ses opinions publiés sont des contributions importantes pour la défense des droits humains et relèvent clairement de son droit à la liberté d'expression. Il partage notamment ses expériences en détention dans le but d’attirer l’attention des autorités sur ces violations, de déclencher des enquêtes et de prendre des mesures pour mettre fin à la torture et aux mauvais traitements dans les prisons. Ses publications sont des rapports sur des violations des droits humains et ne devraient pas servir de motif pour intenter des poursuites judiciaires. Le dernier incident remonte à janvier 2026, lorsqu'il a été détenu pendant plus de 12 heures et a subi des mauvais traitements ; il a notamment eu les yeux bandés, il a été immobilisé et agressé et s’est vu refuser l'accès aux produits de première nécessité. Ses effets personnels et ses appareils électroniques ont été saisis sans mandat.
Il y a plusieurs mois, le SSSP a annoncé l’ouverture d’une septième affaire contre Ahmed Douma. Il n'a toutefois pas encore été convoqué pour être interrogé dans le cadre de cette affaire. Il est accusé d'avoir diffusé de fausses informations, des déclarations mensongères et des rumeurs tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, ainsi que d'avoir fait un usage abusif des réseaux sociaux.
Lors de ses précédentes détentions, Ahmed Douma a été libéré sous caution. Entre novembre 2024 et janvier 2026, le montant total des cautions qu'il a versées s'élève à environ 3 700 € (230 000 livres égyptiennes) ; il attend désormais l'issue de sa détention actuelle.
Outre l’acharnement judiciaire et la détention, Ahmed Douma fait l'objet d'une interdiction de voyager et ne peut obtenir de documents officiels, ce qui l'empêche de trouver un emploi stable.
Front Line Defenders exprime sa profonde inquiétude face à l'arrestation et à la détention d'Ahmed Douma, ainsi qu'à l’acharnement judiciaire dont il fait l'objet depuis longtemps. L'organisation estime que les actions ciblées et le harcèlement dont fait l'objet Ahmed Douma de la part des autorités égyptiennes constituent une riposte directe contre son action légitime et pacifique en faveur des droits humains.
Front Line Defenders exhorte les autorités égyptiennes à :
- Libérer immédiatement Ahmed Douma ;
- Abandonner toutes les accusations contre Ahmed Douma et mettre fin à toute forme d’acharnement judiciaire ;
- Lever l'interdiction de voyager dont Ahmed Douma fait l’objet ;
- Garantir que tous les défenseur⸱ses des droits humains en Égypte puissent mener à bien leurs activités sans crainte de représailles et sans aucune restriction.
