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Acharnement judiciaire et campagne de dénigrement à l'encontre de la défenseuse des droits humains et avocate Rehab Mubarak

Statut: 
Acharnement judiciaire
À propos de la situation

Le 17 avril 2026, les autorités judiciaires soudanaises ont engagé des poursuites pénales contre la défenseuse des droits humains et avocate Rehab Mubarak, pour diffusion d'informations jugées préjudiciables à la sécurité nationale. Les autorités soudanaises ont émis un mandat d'arrêt à son encontre et ont pris des mesures pour la radier du barreau soudanais. Ces mesures sont assorties d'une campagne coordonnée d'incitation à la haine et de diffamation.

À propos de Rehab Mubarak

Rehab Mubarak est une défenseuse des droits humains et avocate soudanaise, membre du bureau exécutif du groupe « Emergency Lawyers ». Grâce à son travail juridique et de plaidoyer, elle œuvre activement pour documenter les violations des droits humains découlant du conflit qui déchire actuellement le Soudan, notamment l'utilisation présumée d'armes interdites. Elle fournit également des analyses juridiques et un soutien visant à promouvoir la responsabilité et la justice. Son travail consiste principalement à surveiller les violations des droits, à venir en aide aux victimes et à promouvoir le respect des droits fondamentaux, notamment la liberté d'expression et l'État de droit.

24 Avril 2026
Acharnement judiciaire et campagne de dénigrement à l'encontre de la défenseuse des droits humains et avocate Rehab Mubarak

Le 17 avril 2026, les autorités judiciaires soudanaises ont engagé des poursuites pénales contre la défenseuse des droits humains et avocate Rehab Mubarak, pour diffusion d'informations jugées préjudiciables à la sécurité nationale. Les autorités soudanaises ont émis un mandat d'arrêt à son encontre et ont pris des mesures pour la radier du barreau soudanais. Ces mesures sont assorties d'une campagne coordonnée d'incitation à la haine et de diffamation.

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Rehab Mubarak est une défenseuse des droits humains et avocate soudanaise, membre du bureau exécutif du groupe « Emergency Lawyers ». Grâce à son travail juridique et de plaidoyer, elle œuvre activement pour documenter les violations des droits humains découlant du conflit qui déchire actuellement le Soudan, notamment l'utilisation présumée d'armes interdites. Elle fournit également des analyses juridiques et un soutien visant à promouvoir la responsabilité et la justice. Son travail consiste principalement à surveiller les violations des droits, à venir en aide aux victimes et à promouvoir le respect des droits fondamentaux, notamment la liberté d'expression et l'État de droit.

Le 17 avril 2026, les autorités judiciaires soudanaises ont engagé des poursuites pénales contre la défenseuse des droits humains et avocate Rehab Mubarak ; elle est accusée en vertu des articles 51 et 66 du Code pénal soudanais de 1991, notamment pour « guerre contre l'État » et « diffusion de fausses informations », des charges passibles de peines sévères pouvant aller jusqu'à la peine capitale. Les autorités soudanaises ont émis un mandat d'arrêt à son encontre et ont pris des mesures pour la radier du barreau soudanais. Après l'ouverture de la procédure pénale, la campagne de diffamation et d'incitation à la haine à son encontre s'est intensifiée. Le 18 avril 2026, une campagne de dénigrement orchestrée sur les plateformes médiatiques et les réseaux sociaux réclame son inculpation, discrédite son travail et sape sa crédibilité.

La procédure pénale engagée contre Rehab Mubarak s'inscrit dans un contexte d'intensification des représailles à l'encontre des défenseur⸱ses qui dénoncent les violations et s'élèvent contre les exactions commises dans le cadre du conflit. Le recours à des charges floues et trop générales relatives à la sécurité nationale et à la diffusion de fausses informations reflète le schéma systématique d’acharnement judiciaire visant à réduire au silence les voix indépendantes. De plus, les campagnes de dénigrement orchestrées ne font qu'aggraver le climat hostile qui menace la sécurité et l'indépendance des défenseur⸱ses des droits humains.

Front Line Defenders pense que les attaques dont Rehab Mubarak fait l'objet semblent directement liées à son travail légitime en faveur des droits humains, notamment lorsqu’elle documente l'utilisation d'armes interdites. De telles actions sapent les efforts visant à garantir que les auteurs d'abus graves répondent de leurs actes, et contribuent à perpétuer l'impunité.

Front Line Defenders fait part de sa profonde inquiétude face au recours au droit pénal à l'encontre d'une avocate en exercice dans le cadre de ses activités professionnelles et en faveur des droits humains. L'organisation affirme que les mesures prises par les autorités à l'encontre de Rehab Mubarak violent son droit à un procès équitable, portent atteinte à l'indépendance des avocats et restreignent le droit à la liberté d'expression tel qu'il est protégé par le droit international relatif aux droits humains.

Front Line Defenders exhorte les autorités soudanaises de facto à :

  1. Abandonner immédiatement toutes les poursuites engagées contre Rehab Mubarak, car il semble qu’il s’agisse de représailles à l'encontre de son action légitime et pacifique en faveur des droits humains ;
  2. Garantir en toutes circonstances l'intégrité physique et psychologique et la sécurité de Rehab Mubarak ;
  3. Cesser tous les actes de harcèlement, y compris judiciaire, contre les défenseur·ses des droits humains au Soudan ;
  4. Veiller à ce que tous les défenseur⸱ses des droits humains au Soudan puissent mener leurs activités légitimes sans crainte de représailles et sans aucune restriction, conformément aux obligations du Soudan en vertu du droit international relatif aux droits humains.