Dr Hussam Abu Safiya, défenseur palestinien des droits humains et pédiatre, est exposé à un danger imminent pour sa vie dans le cadre de sa détention arbitraire
Le 6 juillet 2026, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a publié un rapport déclarant que la détention du Dr Hussam Abu Safiya est arbitraire. Le rapport conclut que sa détention enfreint plusieurs dispositions du droit international relatif aux droits humains, et demande sa libération immédiate, ainsi que des dommages et intérêts. Le 5 juillet 2026, son avocat a signalé que l'état de santé du Dr Hussam Abu Safiya s'était détérioré au point d'atteindre un stade critique et que sa vie était en danger immédiat.
Le Dr Hussam Abu Safiya est un défenseur palestinien des droits humains, pédiatre et ancien directeur de l'hôpital Kamal Adwan qui, en novembre 2024, comptait parmi les derniers hôpitaux du nord de Gaza à fonctionner tant bien que mal, avec seulement deux médecins encore en poste. Depuis le début du génocide israélien à Gaza, le défenseur refusait d'évacuer l'hôpital sur ordre des forces militaires israéliennes, de peur d'abandonner ses patients. Le 25 octobre 2024, l'armée israélienne a brutalement pris d'assaut l'hôpital, bombardé ses bâtiments, arrêté de nombreux patients ainsi que l'ensemble du personnel hospitalier, et tué le fils du docteur Hussam Abu Safiya parce que celui-ci avait refusé de quitter l'hôpital. Son fils a été pris pour cible par un drone alors qu'il s'était réfugié à l'hôpital avec sa famille. Le 27 décembre 2024, les forces israéliennes ont mené une descente à l'hôpital Kamal Adwan et ont arrêté le Dr Abu Safiya alors qu'il était en train de travailler. Depuis, il est détenu sans charge ni procès, en vertu de la loi israélienne sur les combattants illégaux. Le 16 juin 2026, la Cour suprême d'Israël a rejeté l’appel du Dr Abu Safiya, ordonnant son incarcération au moins jusqu'en octobre 2026. Depuis le 3 juin 2026, il serait maintenu à l’isolement et privé de soins médicaux adéquats.
Le 6 juillet 2026, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a publié un rapport déclarant que la détention du Dr Hussam Abu Safiya est arbitraire. Le rapport conclut que sa détention enfreint plusieurs dispositions du droit international relatif aux droits humains, et demande sa libération immédiate, ainsi que des dommages et intérêts. Le 5 juillet 2026, son avocat a signalé que l'état de santé du Dr Hussam Abu Safiya s'était détérioré au point d'atteindre un stade critique et que sa vie était en danger immédiat.
Le Dr Hussam Abu Safiya est un défenseur palestinien des droits humains, pédiatre et ancien directeur de l'hôpital Kamal Adwan qui, en novembre 2024, comptait parmi les derniers hôpitaux du nord de Gaza à fonctionner tant bien que mal, avec seulement deux médecins encore en poste. Depuis le début du génocide israélien à Gaza, le défenseur refusait d'évacuer l'hôpital sur ordre des forces militaires israéliennes, de peur d'abandonner ses patients. Le 25 octobre 2024, l'armée israélienne a brutalement pris d'assaut l'hôpital, bombardé ses bâtiments, arrêté de nombreux patients ainsi que l'ensemble du personnel hospitalier, et tué le fils du docteur Hussam Abu Safiya parce que celui-ci avait refusé de quitter l'hôpital. Son fils a été pris pour cible par un drone alors qu'il s'était réfugié à l'hôpital avec sa famille. Le 27 décembre 2024, les forces israéliennes ont mené une descente à l'hôpital Kamal Adwan et ont arrêté le Dr Abu Safiya alors qu'il était en train de travailler. Depuis, il est détenu sans charge ni procès, en vertu de la loi israélienne sur les combattants illégaux. Le 16 juin 2026, la Cour suprême d'Israël a rejeté l’appel du Dr Abu Safiya, ordonnant son incarcération au moins jusqu'en octobre 2026. Depuis le 3 juin 2026, il serait maintenu à l’isolement et privé de soins médicaux adéquats.
Le 6 juillet 2026, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a publié un rapport qui conclut que la détention du Dr Abu Safiya est arbitraire et qu'elle constitue une violation de la Déclaration universelle des droits de l'homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le Groupe de travail a demandé sa libération immédiate et a déclaré que son cas pourrait révéler l'existence d'une pratique généralisée ou systématique de détention arbitraire.
Le 5 juillet 2026, l'avocat du Dr Hussam Abu Safiya, M. Nasser Odeh, a averti que l'état de santé de son client se détériorait jusqu'à atteindre un niveau critique et que sa vie était par conséquent en danger immédiat. L'avocat a finalement pu rendre visite au Dr Abu Safiya le 2 juillet 2026, après que ses précédentes demandes ont été rejetées. Selon M. Nasser Odeh, le Dr Abu Safiya a été conduit à la visite menotté et enchaîné, et il avait manifestement du mal à marcher et à se déplacer. Il présentait des ecchymoses visibles et des traces de torture, et semblait extrêmement affaibli. M. Odeh a indiqué que son client souffre de graves blessures à la tête et au visage après avoir reçu des coups quotidiens et systématiques, ce qui lui a provoqué de graves difficultés respiratoires. Il a ajouté qu’après le transfert du Dr Abu Safiya au centre de détention de Rakevet, à Ramla, celui-ci avait été victime quotidiennement de violences physiques et psychologiques brutales.
Au cours de cette visite, le Dr Abu Safiya aurait confié à son avocat qu’il craignait que ce soit la dernière fois qu’ils se voient, affirmant que les autorités israéliennes avaient l’intention de lui faire délibérément du mal. M. Nasser Odeh s'est dit profondément préoccupé par le fait que le traitement infligé à son client semblait révéler une intention délibérée de provoquer sa mort pendant sa détention. À l'issue de cette visite, M. Odeh a demandé qu'une nouvelle visite d'urgence soit organisée et a réclamé le transfert du Dr Abu Safiya hors de la prison de Rakevet, qu'il a qualifiée d'« abattoir humain », ainsi que l'accès immédiat à des soins médicaux spécialisés. Les autorités israéliennes auraient rejeté la demande de visite et n'auraient pas répondu à la demande de soins médicaux d'urgence ou de libération.
M. Odeh a en outre indiqué que les transferts répétés du Dr Abu Safiya d'un centre de détention à un autre font partie d’un schéma systématique de torture et de sanctions visant à briser psychologiquement les détenus et à donner l'apparence d'une procédure régulière. Peu après le dépôt de la requête judiciaire remettant en cause la nature de sa détention, le Dr Abu Safiya aurait été placé à l'isolement et privé de ses droits les plus fondamentaux, notamment l'accès aux soins médicaux et à un avocat. À l'issue d'une audience qui s'est tenue le 10 juin 2026, il aurait été agressé par cinq gardiens de prison à coups de poing, de matraques et de barres métalliques, avant d'être reconduit dans sa cellule sans avoir reçu aucun soin médical.
L'avocat a également fait part de ses vives inquiétudes concernant l'absence de protection judiciaire efficace, affirmant que les recours juridiques répétés n'avaient pas abouti à une réparation significative et que le système judiciaire israélien avait, dans les faits, légitimé le maintien en détention arbitraire et les mauvais traitements infligés aux détenus palestiniens, y compris aux professionnels de santé.
Front Line Defenders estime que la détention arbitraire, la torture, l'isolement prolongé, le refus de soins médicaux adéquats et les représailles apparentes dont fait l'objet le Dr Hussam Abu Safiya sont directement liés à son action pacifique et légitime en tant que médecin et défenseur des droits humains, qui consiste à documenter les attaques contre le système de santé de Gaza et à défendre le droit à la santé. Front Line Defenders est vivement préoccupée les actes de torture et les refus continus de lui prodiguer des soins médicaux, car cela met sa vie en danger immédiat.
Front Line Defenders exhorte les autorités israéliennes à :
- Libérer immédiatement et sans condition le Dr Hussam Abu Safiya ;
- En attendant sa libération, mettre fin immédiatement à son isolement, le protéger contre la torture et toute autre forme de mauvais traitements, veiller à ce qu’il bénéficie d’une prise en charge médicale spécialisée d’urgence et lui garantir un accès régulier à son avocat, à sa famille et à des professionnels de santé indépendants ;
- Accorder un accès immédiat et sans restriction aux organismes internationaux de surveillance indépendants, notamment au Comité international de la Croix-Rouge, afin qu’ils puissent rendre visite au Dr Abu Safiya et à tous les détenus palestiniens ;
- Mener une enquête rapide, indépendante, impartiale et efficace sur toutes les allégations de torture et de mauvais traitements à l'encontre du Dr Abu Safiya, veiller à ce que les responsables soient amenés à rendre des comptes et lui accorder des recours effectifs conformément au droit international ;
- Garantir qu’en toutes circonstances, tous les défenseur⸱ses des droits humains, les professionnels de santé et les travailleurs humanitaires présents dans les territoires palestiniens occupés puissent mener à bien leur travail légitime sans faire l'objet de représailles, de détentions arbitraires, de tortures, d'intimidations ou de toute autre restriction contraire au droit international relatif aux droits humains.
