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Emmy Nohemy Jiménez Zelaya

FDDH, membre
Movimiento Amplio Universitario (MAU)

Emmy Nohemy Jiménez Zelaya est défenseuse des droits humains, membre du Red Nacional de Defensoras de Derechos Humanos en Honduras (Réseau national des défenseuses des droits humains au Honduras), et étudiante à l'Université nationale autonome du Honduras [UNAH], où elle joue un rôle actif au sein du Movimiento Amplio Universitario - MAU. Le mouvement lutte pour un accès équitable et gratuit à l'éducation, pour la participation des étudiants à la gestion de l'UNAH et contre la militarisation de l'université. En 2014, lorsque l'UNAH a approuvé plusieurs modifications de ses règlements internes qui ont restreint l'accès au droit à l'éducation, le mouvement étudiant s'est mobilisé et a organisé de nombreuses manifestations pacifiques.

Depuis 2016, le mouvement étudiant de l'UNAH est confronté à une répression croissante de la part des autorités de l’université, qui ont recours aux interdictions de manifester, au déploiement de forces de police et de corps d'élite ainsi qu’à de services de sécurité privés pour réprimer les manifestations, et elles criminalisent les étudiants dans le but de démanteler et de délégitimer les organisations étudiantes. Emmy Nohemy Jiménez Zelaya et d'autres étudiants ont été placés en détention, exclus de l'université et font l'objet de poursuites pénales à cause de leurs manifestations pacifiques.

Le 23 juin 2017, Roberto Antonio Gómez, père d'Andy Johan Gómez Jerónimo, un étudiant arrêté en mai 2016 aux côtés d'Emmy Nohemy, a été assassiné alors qu'il rentrait chez lui à La Esperanza. Au cours des quatre dernières semaines, il dénonçait activement la répression des forces de sécurité contre les étudiants de l'UNAH. Les DDH et les organisations au Honduras estiment que l’assassinat de Roberto Antonio Gómez est lié à son engagement en faveur de l'action menée par son fils et d'autres DDH dans le pays.

Les défenseur·ses des droits humains (DDH) sont victimes d'exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées, tortures et mauvais traitements, ainsi que d'acharnement judiciaire, menaces, et stigmatisation. Les journalistes, avocats, procureurs, ceux-celles qui défendent les droits des femmes, des enfants, la communauté lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre et intersexuée (LGBTI), les communautés autochtones et afro-honduriennes, et ceux-celles qui défendent l'environnement et le droit à la terre sont particulièrement en danger.

Emmy Jimenez, Honduras - Testimony at the 2017 Dublin Platform