Back to top

Dr. Sarah Bireete

FDDH, directrice exécutive
Center for Constitutional Governance

La Dr Sarah Bireete est associée fondatrice et directrice générale du Center for Constitutional Governance (CCG), une organisation non gouvernementale ougandaise de surveillance constitutionnelle, dont le siège se trouve au lot 14, Muwafu Road, Ministers Village - Ntinda, à Kampala. De 2011 à 2019, elle a occupé le poste de directrice générale adjointe de cette même ONG. Avant 2011, elle exerçait en tant qu'avocate commise d'office au sein de la Public Defenders Association of Uganda, à Kampala. Elle est avocate de profession, militante des droits humains et associée au cabinet Dickens Kamugisha and Co. Advocates à Kampala. Elle participe régulièrement en tant qu'invitée à l'émission politique de la chaîne nationale (Uganda Broadcasting Corporation – UBC) intitulée « UBC Behind The Headlines », diffusée tous les mercredis, ainsi qu'à l'émission « Chat Show UG » sur Civic Space TV (une chaîne de télévision numérique), tous les vendredis. Elle est membre des conseils d'administration de plusieurs organisations, ainsi que des comités de direction d'établissements scolaires et d'associations étudiantes. Elle préside également des coalitions nationales, notamment la coalition nationale pour l'espace civique en Ouganda, et elle est la personne de référence pour l'Ouganda au sein du réseau international de défenseur⸱ses des droits humains connu sous le nom de « Vuka Allies ». Elle approfondit ses connaissances et sa compréhension des questions de gouvernance, notamment dans les domaines du constitutionnalisme, des droits humains, de l'espace civique, de la démocratie électorale, du droit à la terre, de la recherche et du plaidoyer, des recours d'intérêt public ainsi que de la transformation des conflits.

Le gouvernement ougandais continue de limiter la liberté d’expression et d’association ; les défenseur-ses des droits humains sont victimes de menaces, d’intimidation et d’acharnement judiciaire en raison de leur travail légitime en faveur des droits humains. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont signalé des cambriolages dans leurs bureaux. Les défenseur⸱ses des droits humains qui défendent les droits des personnes LGBTI sont particulièrement menacés. Les comportements homosexuels restent criminalisés par la loi ougandaise datant de l’époque coloniale, qui interdit les « relations charnelles » entre personnes du même sexe. En août 2017, la ministre de l’Éthique et de l’Intégrité a publié une directive visant à mettre fin aux événements associés aux célébrations de la Fierté à Kampala et à Jinja et à déployer des policiers sur les lieux.

Le gouvernement a pris des mesures autoritaires contre les médias indépendants et a voté une loi rendant plus contraignant le fonctionnement des ONG. Le 14 mars 2016, la « Loi sur les organisations non gouvernementales » (Loi sur les ONG) est entrée en vigueur ; elle comprend certaines dispositions formulées de façon vague qui pourraient être utilisées pour cibler les organisations légitimes de droits humains. La Loi sur les ONG établit un Bureau national des organisations non gouvernementales qui a le pouvoir de mettre des ONG sur une liste noire et de les empêcher de se livrer à des activités qui « menacent la sécurité nationale » ou « portent atteinte à la sécurité, aux intérêts ou à la dignité du peuple ougandais », sans définir ces termes.